Le Secrétaire général du parti politique Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge, a juré qu’il n’abandonnera jamais, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il se fasse entendre les coups de tonnerre ou de balles, la lutte laissée à mi-parcours par son très regretté camarade Chérubin Okende, ex-ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, surpris assassiné, il y a de cela 3 ans, jour pour jour, soit précisément le 13 juillet 2023, sur le volant de sa voiture retrouvée immobilisée sur la route des Poids Lourds dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Cet acte juratoire riche en détermination, le Secrétaire général d’Ensemble pour la République l’a posé lors de la messe d’actions de grâce que son parti et lui ont eu à organiser, vendredi 17 juillet dernier, en la paroisse Sacré Coeur à Gombe, à l’occasion du troisième anniversaire du décès de celui dont ils se sont dit déterminés à poursuivre sans relâche le combat.
« Nous ne pouvons qu’en nous remémorant ce qu’a été sa tragique disparition, jurer de ne pas abandonner la lutte qu’il a menée au milieu de nous et que nous avons menée ensemble en vue de l’avènement d’un Congo meilleur. Nous croyons aux potentialités de notre pays. Nous sommes convaincus que ce pays a les moyens d’apporter le bien-vivre, le bien-être et l’épanouissement à chacun de ses enfants », a-t-il souligné.
Pour le Secrétaire général d’Ensemble, l’héritage laissé par Chérubin Okende, son compagnon de lutte, demeure légitimément lié à sa lutte contre à la fois l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.
Au sujet des conclusions du parquet, qui avait associé sa mort à un suicide à l’issue d’il ne sait quelles investigations, Dieudonné Bolengetenge les a rejetées toutes en bloc et a réitéré, comme du fil en aiguille, sa reclamation d’une enquête devant permettre d’établir toute la vérité sur les circonstances de son décès.
Dieudonné Bolengetenge a tiré parti de cette occasion qui s’est offerte pour fustiger la mauvaise gouvernance et surtout le non-respect des règles de gestion de la chose publique qu’il a accusés d’être à la base de toutes ces difficultés de l’heure actuelle auxquelles le pays est en train de faire face.
En plus de combattants d’Ensemble, dont, en l’occurrence, Maître Faustin Batongo et Michel Mukebayi, il y avait durant cette cérémonie riche en signes extérieurs de deuil, les membres de famille du ministre disparu ainsi que plusieurs autres personnalités politiques venues d’autres partis frères pour lui rendre à sa juste place un hommage digne de son rang.
On a pu voir parmi eux, aux premières loges, l’infatigable compatriote Martin Fayulu, « tout de blanc vêtu ».
Figure emblématique de l’opposition congolaise, Chérubin Okende occupait la position de porte-parole du parti Ensemble pour la République au moment où il a été retrouvé mort dans sa voiture en juillet 2023.
Sa mort avait provoqué une vive agitation « dans » toutes les rues du pays, toutes provinces confondues, et surtout au sein de sa famille, tant biologique que politique.
Trois ans après, ses co-partisans et sympathisants, dont ceux ci-haut évoqués, insistent que soit levé le flou qui continue à planer jusqu’ici sur les circonstances ayant entouré sa mort.
Ils veulent à cet effet maintenir vivante sa mémoire, surtout en sa qualité de combattant de l’arbitraire qui ne cesse de prévaloir jusqu’à l’heure actuelle dans le camp de ceux qui ont retenu captive la gestion du pays.
Saint-Germain Ebengo
