0 4 minutes 3 mois

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) est sortie de son silence après la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch mettant en cause le parti présidentiel dans les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition organisé le 12 juin dernier à Kinshasa.

Dans un communiqué signé par son président ad intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, l’UDPS rejette catégoriquement les accusations selon lesquelles elle aurait déployé des membres de la Force du Progrès pour empêcher ou perturber cette manifestation.

Le parti affirme que les conclusions du rapport publié le 9 juillet 2026 reposeraient essentiellement sur des allégations de l’opposition, sans qu’une démarche contradictoire n’ait été menée auprès de ses responsables avant publication. Selon l’UDPS, cette situation aurait conduit à une interprétation incomplète des faits.

Dans sa mise au point, la formation politique soutient également que le directeur exécutif de Human Rights Watch n’aurait jamais rencontré ses instances dirigeantes lors de son passage à Kinshasa. Le parti indique avoir appris l’existence de cette démarche uniquement après avoir été contacté par une représentante de l’organisation, laquelle aurait précisé que des échanges avaient eu lieu avec certains membres du gouvernement mais non avec les responsables de l’UDPS.

L’UDPS insiste par ailleurs sur la nature de la Force du Progrès, qu’elle présente comme une structure de mobilisation citoyenne rattachée à la Ligue des jeunes du parti. Selon le communiqué, cette organisation a pour mission de sensibiliser les militants au respect des lois, de l’État de droit et des valeurs démocratiques. Le parti réfute toute assimilation de cette structure à un groupe de violence ou d’intimidation.

Alors que l’affaire fait désormais l’objet d’un examen par les autorités judiciaires congolaises, l’UDPS appelle Human Rights Watch à mettre à la disposition de la justice tous les éléments d’identification des personnes citées dans son rapport afin de faciliter les enquêtes et l’établissement de la vérité.

Réaffirmant son attachement aux droits humains, aux libertés publiques et au dialogue démocratique, le parti présidentiel assure rester ouvert aux échanges avec les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme. Toutefois, il prévient qu’il se réserve le droit d’engager toute action appropriée devant les juridictions compétentes pour protéger son honneur, sa réputation et ses intérêts en cas d’allégations qu’il jugerait inexactes ou diffamatoires.

Cette réaction intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes entre pouvoir et opposition, alors que les circonstances des incidents du 12 juin continuent d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo.

Jonathan Mavambu

Laisser un commentaire