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En prenant, dès juillet 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, la République démocratique du Congo entend utiliser cette responsabilité pour porter au premier plan les questions liées à l’exploitation des ressources naturelles, à la paix et au développement durable. Cette orientation, dévoilée par le président Félix Tshisekedi lors de son discours prononcé à l’occasion de commémoration de 66e anniversaire de l’indépendance du pays, marque l’une des principales priorités diplomatiques de Kinshasa sur la scène internationale.

La réunion phare de cette présidence sera un débat de haut niveau que le chef de l’État congolais présidera aux États-Unis. Les échanges porteront sur les liens entre les ressources naturelles, la sécurité internationale et le développement, dans un contexte où la RDC cherche à faire évoluer le regard porté sur ses richesses minières.

À travers cette initiative, Kinshasa entend défendre l’idée que ses minerais stratégiques ne doivent plus être associés aux conflits armés ou à l’exploitation illicite, mais constituer un facteur de stabilité, de développement économique et de souveraineté nationale. Le président Félix Tshisekedi a indiqué que cette vision guidera la position congolaise tout au long de la présidence du Conseil de sécurité.

Pour donner une dimension africaine à cette rencontre, le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, sera invité à participer aux travaux. Sa présence vise notamment à renforcer la coordination des positions africaines sur les enjeux de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs.

Cette présidence intervient alors que la RDC siège, depuis janvier 2026, comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans. Elle succède à la Colombie à la tête de cet organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, avant de transmettre le relais au Danemark en août.

Au-delà de la présidence mensuelle, le gouvernement congolais cherche à consolider son positionnement diplomatique. Kinshasa met en avant ses minerais critiques — notamment le cobalt, le cuivre, le coltan et le lithium — comme des ressources stratégiques capables de soutenir la transition énergétique mondiale tout en favorisant une industrialisation locale créatrice d’emplois.

Les autorités congolaises affirment également vouloir inscrire cette démarche dans une coopération internationale reposant sur la transformation locale des ressources, la sécurisation des chaînes de valeur et la défense des intérêts économiques du pays.

Parallèlement, la RDC continue d’exercer la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), où elle plaide pour le respect de l’intégrité territoriale des États, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et le renforcement de la coopération régionale.

Cette nouvelle responsabilité au Conseil de sécurité constitue la troisième participation de la RDC à cet organe des Nations unies, après les mandats de 1982-1983 et de 1990-1991. Aux côtés du Libéria, elle fait également partie des A3, le groupe des trois États africains membres non permanents chargés de coordonner les positions du continent au sein du Conseil.

La rédaction

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