À la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week organisée à Lubumbashi, le Directeur général du Cadastre Minier (CAMI), Popol Mabolia, a présenté les principales orientations de son institution. Il a notamment mis l’accent sur le renforcement de la qualité des études de faisabilité et sur la numérisation complète du cadastre minier afin d’améliorer la gestion des titres et la transparence dans le secteur minier congolais.
Intervenant lors d’un panel consacré à la modernisation de la gouvernance des ressources minières, Popol Mabolia a rappelé le rôle central des études de faisabilité dans le processus d’attribution des permis d’exploitation. Ces documents regroupent les données géologiques, financières et environnementales nécessaires à l’évaluation de la viabilité d’un projet minier.
Selon le Directeur général du CAMI, les études de faisabilité constituent des références importantes pour le suivi des projets et le traitement d’éventuels litiges. Il a indiqué que plusieurs dossiers conservés dans les archives de l’institution présentent toutefois des écarts entre les prévisions initiales et les réalités observées sur le terrain.
Face à cette situation, le CAMI entend renforcer les exigences liées à la production de ces documents. L’institution demande désormais davantage de transparence sur les hypothèses utilisées, notamment celles concernant les prix des matières premières. Cette démarche vise à faciliter la comparaison entre les projections et les résultats effectifs des projets miniers, notamment dans le cadre de l’évaluation fiscale.
Le responsable du Cadastre Minier a également souligné les avancées réalisées dans la numérisation des services. Les plateformes numériques du CAMI permettent déjà aux investisseurs d’accéder à distance aux informations relatives aux titres miniers. L’institution poursuit actuellement l’intégration de standards internationaux afin de renforcer la fiabilité et la visibilité de ses services auprès des opérateurs nationaux et étrangers.
Par ailleurs, le CAMI développe un projet de « cadastre de proximité » destiné à rapprocher l’administration minière des usagers établis en province. Cette initiative prévoit la possibilité pour les opérateurs d’effectuer certaines démarches administratives sans se rendre à Kinshasa.
À travers ces réformes, le Cadastre Minier vise à moderniser la gestion des titres miniers, à améliorer l’accès aux services administratifs et à renforcer la transparence dans le secteur extractif en République démocratique du Congo.
Annie Ngomamvula
