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Présent à Lubumbashi dans le cadre de la DRC Mining Week 2026, l’un des principaux rendez-vous miniers du continent, Lefranc Basima Busane, Directeur Sociale de Kibali Gold Mine( KGM), a évoqué les défis liés à l’exploitation minière artisanale en République Démocratique du Congo. Dans cet entretien, il revient sur les efforts de formalisation du secteur, les relations entre KGM et les communautés locales ainsi que la nécessité de préparer l’après-mine à travers des activités économiques durables.

Pro Veritate.net: Vous êtes intervenu lors d’un panel consacré à l’exploitation minière artisanale. Quel était le principal message de votre intervention ?

Lefranc Basima : Les échanges ont principalement porté sur la formalisation du secteur minier artisanal et sur les défis environnementaux qui l’accompagnent. Pour une entreprise comme Kibali, qui évolue à proximité de zones d’exploitation artisanale, il est important de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs concernés. L’objectif est d’éviter les conflits d’usage, de protéger les concessions minières et de favoriser une exploitation plus encadrée et responsable.

ProVeritate.net: Quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels vous faites face ?

Lefranc Basima : L’un des défis reste la présence d’activités minières non autorisées autour de certains sites. Ces situations peuvent avoir un impact sur les opérations et sur la sécurité. Nous travaillons avec les autorités compétentes afin que les activités minières se déroulent dans le respect du cadre légal. L’implication des pouvoirs publics est essentielle pour garantir une meilleure organisation du secteur.

ProVeritate.net: Comment Kibali collabore-t-elle avec les communautés locales ?

Lefranc Basima: Nous avons mis en place différents mécanismes de dialogue avec les communautés. Cela commence par l’identification des principales parties prenantes afin de comprendre leurs préoccupations et leurs attentes. Les échanges se font à travers des cadres de concertation ou des rencontres directes. Cette approche nous permet de maintenir un dialogue régulier et de nous assurer que les communautés participent aux discussions qui concernent leur environnement.

Pro Veritate.net: Quelle place accordez-vous au développement local dans cette démarche ?

LefrancBasima: Nous encourageons les initiatives qui favorisent la création d’activités économiques durables. L’objectif est de promouvoir des projets productifs capables de générer des revenus au-delà de l’activité minière elle-même. La question de l’après-mine est importante. Les communautés doivent pouvoir disposer d’alternatives économiques viables lorsque l’exploitation prend fin.

Pro Veritate.net: Quel regard portez-vous sur les discussions menées à la DRC Mining Week cette année ?

Lefranc Basima: Cette plateforme offre l’occasion d’échanger sur les enjeux majeurs du secteur minier, notamment la gouvernance, l’investissement, le contenu local, l’environnement et le développement communautaire. C’est également un cadre qui permet aux différents acteurs de partager leurs expériences et d’identifier des solutions communes aux défis du secteur.

Organisée du 17 au 19 juin à Lubumbashi, la DRC Mining Week 2026 réunit des responsables gouvernementaux, des compagnies minières, des investisseurs, des institutions financières et des experts venus de plusieurs pays. Considérée comme l’une des plus importantes conférences minières d’Afrique, elle est consacrée cette année aux investissements, à l’industrialisation, aux infrastructures et à la création de valeur dans la chaîne minière congolaise. (African Power Platform)

Propos recueillis par Annie Ngomamvula

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