Des tensions ont marqué ce vendredi la mobilisation de l’opposition devant le Palais du Peuple à Kinshasa. Des blessés, parmi lesquels des responsables politiques de l’opposition, ont été signalés lors d’incidents survenus entre manifestants et forces de l’ordre autour du siège du Parlement.
Cette mobilisation avait été organisée par plusieurs partis de l’opposition pour exprimer leur position sur le projet de réforme constitutionnelle en débat en République démocratique du Congo. Les organisateurs avaient également prévu de remettre un mémorandum aux institutions concernées.
Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif de sécurité a été déployé aux abords du Palais du Peuple. Les principaux accès menant au Parlement ont été encadrés par les forces de l’ordre alors que des militants et sympathisants de l’opposition convergeaient vers le lieu du rassemblement.
Au fil de la journée, des mouvements de foule ont été observés autour du périmètre sécurisé. Selon plusieurs témoignages, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser certains groupes de manifestants qui tentaient de s’approcher davantage du site.
Des affrontements ont ensuite été signalés aux alentours du Palais du Peuple. Plusieurs sources concordantes font état de personnes blessées, dont des chefs et cadres de l’opposition. Aucun bilan officiel n’était disponible dans l’immédiat.
Parallèlement, plusieurs sièges de partis politiques de l’opposition ont été saccagés dans la capitale. Les responsables de l’opposition attribuent ces actes à des membres de la jeunesse de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir. Ces accusations n’avaient pas fait l’objet d’une réaction officielle au moment de la rédaction de cet article.
Les autorités provinciales avaient auparavant communiqué sur les mesures d’encadrement de cette manifestation. Malgré les échanges avec les autorités compétentes, les organisateurs avaient maintenu leur appel à la mobilisation.
Pemba Munganga
