La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a fixé au 25 juin prochain la poursuite du procès impliquant l’ancien inspecteur général des FARDC, John Numbi, l’ancien chef d’état-major général des FARDC, Christian Tshiwewe, ainsi que huit autres prévenus poursuivis pour plusieurs infractions, dont le complot, la trahison et l’apologie du terrorisme.
La décision est intervenue à l’issue de la première audience tenue ce jeudi 4 juin à Kinshasa. Initialement, la juridiction militaire envisageait un renvoi d’un mois. Une proposition contestée par les avocats de la défense, qui ont plaidé pour un délai plus court afin de permettre à leurs clients d’être rapidement fixés sur leur situation judiciaire et d’accéder aux pièces du dossier. Après les échanges entre les différentes parties, la Cour a finalement retenu un renvoi de trois semaines.
Cette première comparution devant la plus haute juridiction militaire du pays a principalement été consacrée à l’identification des prévenus et à l’examen des questions préalables à l’instruction de l’affaire.
Parmi les accusés présents figuraient notamment le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, le général-major Maurice Nyembo Kufi, les généraux de brigade John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi, ainsi que plusieurs officiers supérieurs assistés de leurs avocats.
En revanche, l’ancien inspecteur général des FARDC John Numbi, l’ancien directeur général du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), Pascal Nyembo Muyumba, et le général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde ne se sont pas présentés à l’audience.
Estimant que ces prévenus sont en fuite, l’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, a demandé à la Haute Cour militaire de les poursuivre par défaut, conformément aux dispositions du Code judiciaire militaire.
Selon l’acte d’accusation lu à l’audience, les dix prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment le complot, la trahison, l’apologie du terrorisme, la propagation de faux bruits, la violation des consignes militaires, la désertion à l’étranger, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi que l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
L’audience du 25 juin devrait permettre à la Cour de poursuivre l’examen de ce dossier qui implique plusieurs officiers généraux ayant occupé des fonctions stratégiques au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Ephraïm Kafuti
