0 2 minutes 3 semaines

Une journée ville morte en République démocratique du Congo pourrait entraîner une perte de près de 322 millions de dollars de production économique et de plus de 40 millions de dollars de recettes publiques, selon le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau. Cette estimation intervient à la veille de l’opération annoncée par l’opposition pour le 3 juin.

Le gouvernement met également en garde contre les répercussions d’une paralysie des activités sur le fonctionnement des services publics. Jean-Pierre Lihau a annoncé que toute absence non justifiée au travail sera sanctionnée et que des missions d’inspection seront déployées dans les administrations afin de contrôler la présence des agents.

Le ministre évoque aussi des conséquences possibles dans le secteur de la santé. Selon lui, une baisse des effectifs dans les établissements hospitaliers pourrait affecter la prise en charge des patients, notamment des nouveau-nés.

Alors que l’opposition appelle à une journée ville morte pour dénoncer le projet de changement de la Constitution attribué au pouvoir en place, le gouvernement défend la poursuite du débat politique dans le cadre des institutions. Jean-Pierre Lihau estime que les divergences doivent être tranchées par la confrontation des idées plutôt que par la paralysie des activités.

Cet appel intervient dans un contexte marqué par l’adoption, le 27 mai dernier, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum. Le texte a été adopté lors d’une séance plénière tenue à Kinshasa sur fond de tensions entre la majorité parlementaire et une partie de l’opposition.

Ephraïm Kafuti

Laisser un commentaire