Le Rwanda a franchi une nouvelle étape dans son projet de développement de l’énergie nucléaire. Cette semaine, Kigali a accueilli un sommet consacré au nucléaire civil, marqué par le renforcement de la coopération entre le gouvernement rwandais et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans le cadre de l’objectif du pays de produire de l’énergie nucléaire d’ici 2050.
À cette occasion, le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, a remis aux autorités rwandaises le rapport final de la mission d’examen intégré des infrastructures nucléaires (INIR). Ce document évalue le niveau de préparation du Rwanda avant le lancement d’un programme nucléaire civil et représente une étape importante avant toute décision liée à la construction d’infrastructures nucléaires.
En parallèle, Kigali et l’AIEA ont signé un accord de collaboration portant notamment sur le développement des petits réacteurs modulaires (SMR). Cette technologie est présentée comme plus flexible et mieux adaptée aux besoins énergétiques des pays en développement.
Le président Paul Kagame a déclaré que cette avancée montre que le Rwanda « avance dans la bonne direction ». Le gouvernement rwandais considère le nucléaire comme une solution pour soutenir la croissance économique du pays, renforcer la sécurité énergétique et réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Dans les prochaines années, l’AIEA poursuivra ses missions d’évaluation, de formation et d’assistance technique auprès des autorités rwandaises. Avant toute mise en œuvre du projet, le pays devra encore répondre à plusieurs exigences réglementaires, sécuritaires et financières prévues par les normes internationales.
Avec cette coopération renforcée, le Rwanda affiche clairement son ambition de rejoindre les pays africains engagés dans le développement du nucléaire civil.
Djodjo NKOSI
