La société civile de l’Ituri appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures sécuritaires après une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette nouvelle incursion a semé la peur et la colère parmi les habitants, déjà confrontés à une insécurité persistante dans plusieurs localités de la région.
Selon des sources locales, l’attaque s’est produite en date du 13 mai lorsque des hommes armés ont pris pour cible des civils. Plusieurs habitations auraient été incendiées et des familles contraintes de fuir vers des zones jugées plus sûres. Au moment de la rédaction de cet article, aucun bilan officiel des victimes n’avait encore été communiqué.
Face à cette situation, les représentants de la société civile dénoncent la répétition des violences et demandent une réaction rapide des autorités militaires et gouvernementales. Ils estiment que les populations civiles restent vulnérables malgré la présence des forces de sécurité dans certaines zones affectées par les attaques armées.
« Les habitants vivent dans une peur permanente. Il est urgent de renforcer la présence militaire et de mieux protéger les civils », a déclaré un membre de la société civile locale.
Actifs dans l’est de la RDC depuis plusieurs années, les rebelles des ADF sont régulièrement accusés de massacres et d’attaques contre les populations civiles, notamment dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Ces violences provoquent d’importants déplacements de populations et aggravent davantage la situation humanitaire dans cette partie du pays.
De leur côté, les autorités sécuritaires assurent poursuivre les opérations militaires contre les groupes armés afin de restaurer la paix et la stabilité dans la région. Toutefois, de nombreux habitants continuent d’appeler à des actions plus efficaces pour prévenir de nouvelles attaques et garantir la sécurité des communautés locales.
Pemba Munganga
