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Le Parc de la Vallée de la N’sele a assuré que ses activités ne sont pas concernées par le projet d’extension de la ville de Kinshasa lancé par le gouvernement congolais dans la commune de Maluku. Dans un communiqué adressé à sa clientèle, la direction du parc précise que seul le village Bita, situé à environ 18 kilomètres du site touristique sur la Route nationale numéro 1, est visé par l’arrêté ministériel déclarant d’utilité publique un vaste périmètre destiné à l’aménagement de nouvelles infrastructures urbaines.

Cette mise au point intervient après la publication de l’arrêté ministériel n°116/CAB/MIN IAFF.FONC/ONM/jna/2026 du 20 avril 2026 portant déclaration d’utilité publique du périmètre devant accueillir l’extension de Kinshasa vers l’est. Plusieurs informations relayées ces derniers jours faisaient état d’un impact potentiel sur la zone de Kingakati, où se situe notamment le Parc de la Vallée de la N’sele.

La direction du parc affirme cependant que cette décision administrative « n’a aucun impact » sur ses installations et rappelle que le site demeure une réserve naturelle protégée. Le parc reste ainsi ouvert au public chaque samedi, dimanche et jour férié de 7h30 à 17h00.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo présente ce programme comme une étape importante de la politique de désengorgement et de modernisation de Kinshasa. Le projet concerne un espace de plus de 43.000 hectares dans la commune de Maluku, destiné à accueillir de nouvelles zones industrielles, agricoles, logistiques, résidentielles et environnementales.

Selon les autorités, l’objectif est de répondre à la forte croissance démographique de la capitale et de mieux encadrer son expansion urbaine. Le projet prévoit notamment la création de nouvelles infrastructures de transport, de réserves foncières ainsi que de pôles économiques capables d’accompagner le développement de Kinshasa vers l’est.

Le périmètre concerné inclut plusieurs villages des groupements Nguma et Kingakati. L’arrêté autorise également l’État congolais à engager les procédures d’expropriation pour cause d’utilité publique conformément à la législation en vigueur.

Parmi les espaces cités figure aussi le domaine de Kingakati, connu pour avoir été associé à l’ancien président Joseph Kabila. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de son entourage concernant cette décision.

Malgré les débats suscités autour de ce projet, les autorités congolaises soutiennent que cette initiative vise à améliorer la planification urbaine de la capitale et à créer de nouvelles opportunités économiques dans la périphérie de Kinshasa.

La rédaction

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