Au moins 24 civils ont été tués dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026 lors de nouvelles attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) dans le secteur de Beni-Mbau, territoire de Beni, au Nord-Kivu. Plusieurs villages ont été ciblés au cours d’incursions simultanées menées par des hommes armés.
Selon des sources locales et des autorités provinciales, les attaques ont touché les localités de Manzumbu, Musangwa, Wasafi et Mangambo. Les assaillants ont provoqué un mouvement de panique parmi les habitants. Le bilan communiqué reste provisoire, plusieurs personnes étant toujours portées disparues.
À Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, le bourgmestre Jean-de-Dieu Kibwana a confirmé que 19 corps ont déjà été transférés à la morgue de l’hôpital général de référence. De son côté, le député Alain Siwako a fait part de son inquiétude face à la multiplication des violences dans cette partie du Nord-Kivu.
Ces nouvelles attaques interviennent deux jours après l’assassinat de deux civils dans le village de Katerain. En moins de 48 heures, le nombre de victimes enregistrées dans cette zone du territoire de Beni atteint désormais 26 morts.
Après leurs incursions, les assaillants se seraient repliés vers les zones forestières voisines. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée ougandaise, ont lancé des opérations de poursuite afin de retrouver les auteurs de ces attaques.
La société civile locale appelle au renforcement des opérations militaires dans la région. Son représentant, Kinos Katuo, invite également les habitants à rester vigilants et à éviter les zones considérées comme dangereuses.
Ces violences surviennent au moment où les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri marquent le cinquième anniversaire de l’état de siège instauré le 6 mai 2021 par les autorités congolaises pour faire face à l’insécurité dans l’est du pays.
Ephra Kimuana
