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Chaque année, la République démocratique du Congo célèbre la fête internationale du travail le 1er mai. À Kinshasa la capitale, plusieurs jeunes ne travaillent pas et passent cette journée fériée dans la débrouille, tandis que d’autres profitent du repos officiel pour se divertir dans les lieux publics et les bars de la capitale.

Dans une économie marquée par un chômage élevé chez les jeunes, beaucoup affirment ne pas se sentir concernés par cette journée. C’est le cas de Rhabi, 27 ans, rencontré à Masina, qui exprime son incompréhension :

« Quelle fête ? Comment quelqu’un qui ne travaille pas peut se réjouir d’une journée dédiée au travail ? »

Pour d’autres jeunes, le 1er mai n’est pas un jour de repos mais une journée comme les autres. Certains sont contraints de travailler dans le secteur informel pour survivre. Un jeune vendeur de 19 ans, sous anonymat, explique :

« Je vis de la vente de cigarettes. Même le lundi, j’ai cours et des dépenses à couvrir… je n’ai pas le choix. »

Selon une étude basée sur les données du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage des jeunes en RDC est estimé à environ 15,85 %, contre 9,37 % chez les adultes. Ces chiffres confirment une forte vulnérabilité des jeunes sur le marché de l’emploi, surtout dans les grandes villes comme Kinshasa.

En fin d’après-midi, plusieurs bars et terrasses de la capitale affichent complet. Pour certains habitants, les jours fériés sont avant tout des moments de détente. Un quinquagénaire rencontré dans un bar à Bumbu témoigne :

« Dans la fonction publique, il n’y a pas beaucoup de repos. On profite de ces moments pour se défouler un peu. »

Instituée pour honorer les luttes historiques des travailleurs et promouvoir leurs droits, cette journée est marquée par diverses activités organisées à travers le pays.

Ephraïm Kafuti

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