RDC/Environnement: Enfin une lumière au bout du tunnel: 24 Rhinocéros blancs réintroduits au parc national de Garamba

Vingt-quatre rhinocéros blancs ont été réintroduits ce mardi 9 décembre dans le parc national de la Garamba, une opération majeure menée par Barrick Mining pour restaurer un écosystème longtemps ravagé par le braconnage et les conflits armés. Cette deuxième phase du programme marque une étape décisive dans le retour de cette espèce presque disparue du territoire congolais.
L’arrivée des animaux a commencé tôt le matin avec un ballet d’avions survolant le ciel de Garamba. En provenance d’Afrique du Sud, les rhinocéros ont voyagé dans des caissons en bois spécialement conçus pour réduire le stress et assurer leur sécurité pendant le transfert. À leur atterrissage sur la piste de Nagero, quartier général du parc, l’émotion était visible parmi les équipes techniques, les écogardes et les partenaires internationaux mobilisés pour l’opération.
Les animaux ont ensuite été conduits vers leur enclos d’accueil, proche du camp principal. Quelques heures plus tard, les cages ont été ouvertes. Les rhinocéros, d’abord hésitants, ont retrouvé la liberté et respiré à nouveau l’air du Congo un moment symbolique salué comme une victoire pour la conservation.
Cette initiative est la concrétisation d’une promesse faite par Barrick Mining : contribuer activement à la restauration de la biodiversité du parc de la Garamba, autrefois l’un des sanctuaires les plus prestigieux de la mégafaune africaine avant de devenir la cible de braconniers venus de la Centrafrique et du Soudan. Pendant des décennies, ces groupes armés ont décimé les populations de rhinocéros, jusqu’à leur quasi-disparition.
Avec ce projet ambitieux, Barrick vise non seulement à rétablir une espèce emblématique mais aussi à redorer l’image touristique de la RDC. Le retour du rhinocéros blanc, symbole de puissance et de rareté, participe à reconstruire le prestige écologique du pays, longtemps affaibli par les crises sécuritaires et environnementales.
La réussite de cette seconde phase ouvre la voie à un programme plus large de protection et de surveillance continue, mené en collaboration avec les écogardes et des experts internationaux.
Ephraïm Kafuti

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