Le taux de traçage des cas contacts dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a atteint 55,5 %, selon les données présentées lors d’un briefing conjoint des ministres de la Santé publique et de la Communication. Une progression importante par rapport au début de l’épidémie, mais encore insuffisante pour atteindre l’objectif de 90 % fixé par les autorités sanitaires.
Le ministre de la Santé publique, le Dr Samuel Roger Kamba, a indiqué que l’amélioration du suivi des personnes exposées au virus constitue l’un des principaux leviers pour renforcer le contrôle de l’épidémie et prévenir l’apparition de nouveaux cas.
« Aujourd’hui, nous avons atteint 55,5 % de traçage. Notre objectif est désormais d’atteindre 90 %. Cela nous permettra d’anticiper davantage l’apparition de nouveaux cas et de mieux contrôler la propagation de la maladie », a déclaré le ministre.
Le traçage des contacts consiste à identifier les personnes ayant été en contact avec un cas confirmé d’Ebola, à assurer leur suivi quotidien et à intervenir rapidement en cas de symptômes. Cette stratégie est considérée comme essentielle pour interrompre les chaînes de transmission du virus.
Les données communiquées montrent une évolution notable depuis le début de l’épidémie. À ses premières semaines, le taux de traçage était estimé à seulement 9 %, révélant d’importantes difficultés dans l’identification et le suivi des personnes à risque. Les autorités affirment avoir depuis renforcé les mécanismes de surveillance, permettant d’améliorer progressivement les performances du système.
Malgré ces avancées, les responsables sanitaires estiment que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour atteindre le seuil de 90 %, considéré comme déterminant pour une maîtrise plus efficace de l’épidémie dans les zones touchées.
Selon les chiffres présentés lors du briefing, l’épidémie d’Ebolavirus de souche Bundibugyo a déjà enregistré plus de 1 000 cas suspects et 238 décès suspects. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les plus affectées, tandis que des cas ont également été signalés en Ouganda.
Les autorités sanitaires poursuivent ainsi les opérations de surveillance, de sensibilisation et de prise en charge afin de contenir la propagation du virus et de renforcer la riposte dans les zones concernées.
Jonathan Mavambu
