Deux écogardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (Institut congolais pour la conservation de la nature) ont été tués jeudi 21 mai lors d’une attaque armée contre une position située à Kamuhororo, sur la côte sud du lac Édouard, dans le Parc national des Virunga, province du Nord-Kivu. L’information a été confirmée par l’ICCN dans un communiqué officiel.
Selon l’institution, un groupe armé non identifié et lourdement équipé a pris pour cible les agents chargés de la surveillance de cette aire protégée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les deux victimes ont été identifiées comme Kasereka Valyathire Baraka et Munguakonkwa Mihigo Jacques. Ils étaient en mission de protection et de conservation au moment de l’attaque.
Dans son communiqué, signé par Emmanuel de Merode, directeur provincial de l’ICCN au Nord-Kivu et responsable du site des Virunga, l’institution condamne l’attaque et la qualifie d’« odieuse » et d’« inacceptable ». Elle présente également ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble des agents engagés dans la protection du parc.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où plusieurs groupes armés sont actifs dans et autour des zones protégées. Malgré ces conditions, l’ICCN indique poursuivre ses activités de conservation et de protection du parc.
L’institution demande l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs et les responsables de cette attaque. Elle rappelle que ces violences constituent une violation des règles de protection des aires protégées.
Créé en 1925, le Parc national des Virunga est le plus ancien parc national d’Afrique. Il est connu pour abriter une importante biodiversité, dont les gorilles de montagne, et reste régulièrement confronté à des incidents liés à l’insécurité dans la région.
Ephra Kimuana
