Plusieurs patients ont quitté l’Hôpital général de Rwampara, près de Bunia, après des tensions enregistrées à la suite du décès d’un patient suspecté d’être atteint de la maladie à virus Ebola. La situation a perturbé les activités de prise en charge dans cette structure sanitaire située dans une zone touchée par l’épidémie.
Selon des sources sanitaires, des membres de la famille du défunt ont tenté de récupérer le corps malgré les restrictions imposées par les équipes médicales engagées dans la riposte contre Ebola. Cette situation a provoqué un mouvement de confusion au sein du centre de traitement.
Au moment des faits, six patients étaient internés dans l’établissement, dont trois cas confirmés d’Ebola et trois autres considérés comme suspects. Profitant des perturbations, plusieurs malades ont quitté le site, compliquant les opérations de surveillance sanitaire dans la zone.
Des tentes et plusieurs équipements appartenant à l’ALIMA ont également été incendiés au cours des événements. Les autorités ont ensuite renforcé les mesures de sécurité autour de l’hôpital. Des éléments de la police et des forces armées ont été déployés afin de sécuriser les installations et protéger le personnel médical et humanitaire.
Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des corps de personnes suspectées d’être porteuses du virus Ebola représente un risque important de propagation de la maladie. Elles appellent la population au respect des mesures sanitaires appliquées dans les zones affectées.
Selon la Division provinciale de la santé de l’Ituri, 626 cas suspects et 160 décès suspects avaient été recensés jusqu’au jeudi 21 mai 2026 dans les cinq zones de santé touchées par l’épidémie. Les opérations de surveillance et de riposte se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo.
Ephra Kimuana
