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Créé en 2024 par le Pasteur Dosithé Mangandu, d’heureuse mémoire, le Parti politique   » Un Congo Uni Fort et Prospère  » se donne comme objectif LA CONQUÊTE  DU POUVOIR POLITIQUE DE LA RÉPUBLIQUE PAR LA VOIE DES URNES, AFIN de rassembler les Congolais  au-delà des logiques de clans ou de tribus. Il vise à : Consolider la cohésion nationale; Rétablir la justice SOCIALE et l’équité; Promouvoir une vision « pro-patrie » qui soutient les institutions républicaines tout en restant critique.

Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction, Ernest Tona Tona, secrétaire général de ce parti politique, revient sur la naissance de l’UCUFP, ses ambitions et les difficultés rencontrées dans la création de ce  jeune parti politique qui se fraie une place d’honneur dans un environnement politique où seuls les plus forts ont l’aura.  

Interview exclusive avec Ernest Tona Tona, Secrétaire général

Question : parlez nous brièvement de l’UCUFP ?

Ernest Tona Tona :

« L’UCUFP est avant tout un parti des Congolais. Nous pensons que l’État est un patrimoine commun où chaque citoyen a le droit et le devoir de participer À LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE. Il n’existe pas de Congolais supérieurS à D’autre. Nous avons tous, la responsabilité de réfléchir à l’avenir de notre pays et de contribuer à son développement.

Notre vision est celle d’un Congo uni, fort et prospère. Un Congo où les intérêts individuels passent après l’intérêt national. »

Question : D’où est venue l’idée de créer ce mouvement politique ?

Ernest Tona Tona :

« L’initiative vient d’un compatriote, Monsieur Dosithé Mangandu Nkumpwer, qui vivait en Suisse. Il avait une profonde réflexion sur l’histoire du Congo. Selon lui, notre pays est le résultat d’une union de plusieurs peuples issus d’anciens royaumes et empires.

Ces peuples ne s’étaient pas forcément choisis, mais l’histoire les a réunis. Aujourd’hui, nous formons plus de 450 ethnies vivant sous un même drapeau. Depuis l’indépendance le 30 juin 1960, plusieurs présidents se sont succédé Kasa-Vubu, Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi mais les défis restent nombreux.

Pour lui, la vraie cause de nos problèmes n’est pas seulement politique. C’est aussi le manque d’amour entre Congolais, le manque d’unité et l’absence d’une vision commune. »

Question : L’UCUFP est parti de l’amour pour son pays du regretté pasteur Mangandu. Quels sont ses vrais débuts?

Ernest Tona Tona :

« Au départ, c’était simplement UN groupe de discussions entre compatriotes. Nous échangions sur le Congo, sur la politique, sur ce qu’il fallait changer pour garantir un Congo uni, fort et prospère. Puis nous avons commencé à sensibiliser les gens, de bouche à oreille.

PUIS  un groupe WhatsApp a été officiellement lancé afin de réunir ceux qui partageaient cette vision. Petit à petit, les Congolais de partout ont commencé à adhérer à l’idée. 

Nous n’avions ni grands moyens ni financements importants. Mais, plutôt une conviction : « le Congo peut changer si les Congolais décident de s’unir. »

Question : Quelles ont été les principales difficultés ?

Ernest Tona Tona :

« Créer un parti politique au Congo n’est pas facile. Beaucoup pensent immédiatement à l’argent. Pourtant, nous avons commencé sans moyens.

Nous avons travaillé sur les statuts, le règlement intérieur et les documents administratifs avec quelques camarades engagés. Chacun contribuait selon ses possibilités. Certains donnaient 5 dollars, d’autres 20 euros depuis la diaspora.

Je me souviens qu’une maman avait envoyé 5 000 francs congolais. Ce geste nous avait beaucoup marqué parce qu’il montrait que les gens croyaient au projet.

Petit à petit, nous avons réuni les fonds nécessaires pour avancer dans les démarches administratives auprès du ministère de l’Intérieur. » Et aujourd’hui,  nous sommes officiellement en règle.

Question : Quelle est l’orientation politique de l’UCUFP ?

Ernest Tona Tona :

« Nous sommes un parti centriste, ni de gauche ni de droite. Nous ne voulons pas construire notre action sur la haine ou la division.

Celui qui est au pouvoir reste notre frère congolais. Celui qui est dans l’opposition aussi. Nous croyons que le débat politique doit servir le pays et non détruire les relations entre citoyens.

Notre combat est avant tout patriotique. Nous voulons éveiller une conscience nationale chez les Congolais. »

Question : Quel message adressez-vous aux Congolais ?

Ernest Tona Tona :

« Nous savons que cette mission ne sera pas terminée en un jour. Peut-être même que nous ne verrons pas tous les résultats immédiatement. Mais il faut commencer quelque part.

Nous voulons laisser une fondation solide pour les générations futures. Le Congo a besoin d’une nouvelle manière de faire la politique : une politique basée sur l’unité, la responsabilité et l’amour du pays. »

Aujourd’hui encore en phase de structuration, l’UCUFP affirme vouloir poursuivre son implantation sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise.

Parti d’un simple groupe WhatsApp et porté par des contributions modestes de citoyens ordinaires, le mouvement espère désormais s’imposer comme une nouvelle voix politique centrée sur l’unité nationale et la participation populaire.

Propos recueillis par Annie Ngomamvula